Nouveau report de la subrogation de salaire : la colère légitime des agents

Lors du conseil social d'administration du 14 avril, le ministère a annoncé un nouveau report de la subrogation, et au mieux pour 2028 : c’est inacceptable !

L’absence de subrogation est la cause principale de trop perçus qui génèrent une précarisation d’un grand nombre de personnels contractuels.

Rappelons le contexte et les enjeux.IFSE

La subrogation, c’est quoi ?

C’est la possibilité pour l’employeur de verser directement le salaire de l’agent en cas d’arrêt maladie, tout en percevant en parallèle les Indemnités Journalières de la Sécurité sociale (IJSS). Ainsi, ce n’est plus l’agent qui les perçoit directement de la Sécurité Sociale.

Actuellement, lors d’un arrêt maladie, l’employeur verse l’intégralité du salaire, et l’agent perçoit, en plus, les IJSS. Il doit alors rembourser à posteriori ces indemnités. Et, ces montants de trop perçus sont par la suite prélevés sans délai de prévenance et sans pouvoir négocier l’étalement du remboursement.

Des personnels ainsi mis en difficulté financière sollicitent très régulièrement la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques.

Quand il existe, le mécanisme de subrogation est configuré en amont par l’administration. Il est transparent pour l’agent.

Une mise en place plusieurs fois reportée

  • Cette mesure devait initialement entrer en vigueur au 1er juillet 2025. Elle avait déjà été décalée une première fois au 1er juillet 2026.
  • Un  premier report a été annoncé pour  2027
  • Un nouveau report est annoncé pour 2028

Une des causes de ces reports est technique puisqu’il faut adapter les logiciels de gestion et les liens avec la sécurité sociale. C’est donc la démonstration que les questions concernant les agents contractuels ne sont pas une priorité pour le ministère ! c’est un manque de reconnaissance insupportable !

La CFDT Éducation Formation Recherches publiques dénonce cette situation.